Récemment, la Sécurité Routière a mis en ligne une carte pour repérer facilement un installateur agréé d’EAD ou Ethylotest anti-démarrage.

Quelques détails sur l’EAD et la Sécurité Routière

Après la publication d’un décret en 2018, l’éthylotest anti-démarrage est simplifié quant à la mise en application. En effet, le préfet a le droit d’obliger un conducteur à faire uniquement usage d’un véhicule doté d’un EAD.

Cette possibilité est destinée aux conducteurs avec un taux d’alcoolémie supérieur à 0,80 g/l. La durée de l’obligation est d’une année.

Le mode de fonctionnement de l’EAD

L’EAD est un instrument de mesure du taux d’alcool dans l’air expiré. En fait, le dispositif est rattaché au démarreur de la voiture équipée.

Le but est d’empêcher la mise en marche automatique du moteur quand le taux d’alcoolémie affiché excède le taux légal. L’EAD cible la limitation des accidents provoqués par la consommation abusive d’alcool.

Il est utilisé aux Etats-Unis, au Canada, en Suède, en Finlande, aux Pays-Bas et en Autriche. Dans l’hexagone, les transports en commun incluant les autocars doivent être pourvus d’un EAD homologué.

En outre, un véhicule industriel peut accueillir un EAD via une démarche volontaire. De plus, il est exigé sur un véhicule de tourisme après une décision de justice.

La restriction du droit à conduire du préfet implique la prise d’alcool constatée par un appareil homologué ou une analyse de sang. Le taux est inclus entre 0,4 mg/l à 0,79 mg/l d’air expiré.

Les exclusions possibles

Les cas exclus du dispositif intègrent les contrevenants possédant un permis de conduire probatoire. Cela concerne aussi les contrevenants détenteurs d’un permis de conduire étranger non résidents en France.

Il faut citer également les contrevenants récidivistes, les contrevenants manifestement ivres qui refusent de se soumettre aux vérifications. Il faut aussi noter les contrevenants qui sont dans l’impossibilité de remettre leur permis de conduire aux forces de l’ordre.

La mise en place de l’EAD

Pour éviter la suspension du permis de conduire, le conducteur peut demander le bénéfice de l’EAD. Il garde le droit de conduire et doit attendre la décision du préfet pour examen.

Cette décision vaut permis de conduire et doit être présentée aux forces de l’ordre en cas de contrôle. Le dispositif EAD est sous la charge entière du conducteur qui fait installer le dispositif via un installateur agréé par la Préfecture et la Sécurité Routière.

En matière de sanctions, le contrevenant s’expose à une amende qui peut atteindre 1 500 €. De plus, le permis est retiré de 6 points s’il ne respecte pas la conduite d’un véhicule équipé d’un EAD.

En outre, le véhicule peut être soumis à une immobilisation. Retrouvez d’autres actus ici.

Crédit Photo : acommeassure.com & rtl.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *