D’ici 2035, l’Europe veut interdire la vente de véhicules à moteur essence et diesel. Je vous livre les détails connus à ce jour.

La pacte vert en question

L’Europe vise les réductions des émissions nettes de gaz à effet de serre de l’ordre de 55 %, à l’horizon 2030. La commission a mis en place des mesures concrètes à travers un Pacte vert.

Parmi ces mesures, celle qui veut mettre fin à la voiture thermique dès l’aube de 2035 interpelle. Ainsi, les véhicules zéro émission sont uniquement disponibles à la vente.

L’avenir des véhicules thermiques

De nombreux conducteurs veulent savoir s’il est encore permis d’utiliser son véhicule thermique. En fait, il ne s’agit pas d’interdire la circulation.

La condition européenne vise uniquement la commercialisation de voitures neuves thermiques. En se basant sur le cycle de vie moyen de 15 ans pour une voiture, l’Europe cible un transport entièrement dé-carbonisé en 2050.

Les gênes seront surtout liées aux zones à faible émission dotées de restrictions plus contraignantes. A Paris, les diesels sont interdits en 2024, Lyon annonce 2026 et Strasbourg cite 2028.

Le cas du marché de l’occasion

A cause des ZFE, le marché du diesel connait une baisse considérable. Le moteur à essence risque d’être dépassé par le modèle électrique.

Toutefois, les véhicules qui font appel au sans plomb ne sont pas encore inquiétés.

L’emploi et ses conséquences

L’assemblage des moteurs électriques et l’entretien nécessitent moins de personnel. 150 000 emplois sont menacés au niveau de l’industrie et des services.

Certes, les usines de batteries recrutent à l’instar de Renault à Douai ou Stellantis de Douvrin. De plus, il faut inclure l’installation et l’entretien des bornes de rechange.

Il faut ajouter le réseau de distribution d’hydrogène. A l’heure actuelle, nul ne peut prévoir si ces investissements vont recruter autant que le secteur automobile thermique.

Le problème de coût du modèle électrique

Le constructeur table sur une diminution rapide des tarifs. Comme les aides à l’achat vont faire partie du passé, la baisse du coût des batteries est un objectif majeur.

Par ailleurs, la production de masse va permettre l’installation de moteur et de plateformes partagés via des marques et des modèles. Reste le problème de la hausse des matières premières à l’instar de l’acier.

Quant aux taxes sur les carburants, l’Etat va trouver certainement un stratagème pour récupérer l’immense manque à gagner. L’Europe a déjà suggéré une taxe carbone dans le Pacte vert.

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Crédit Photo : capital.fr & autogenius.fr

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