Le constructeur automobile basé à Munich a commencé à construire les piles à combustible à hydrogène qui équiperont son iX5 Hydrogen plus tard cette année, a révélé la société, franchissant une nouvelle étape vers la banalisation de cette technologie zéro émission. L’iX5 sera le véhicule à hydrogène le plus important de BMW depuis les expériences de la Série 7 du début des années 2000 et la BMW Série 5 GT Hydrogène de 2015, mais il verra toujours une production en petite série et sera principalement utilisé pour la démonstration et fins de test.

Les piles à combustible individuelles proviennent de Toyota, un autre grand partisan de la technologie de l’hydrogène, et sont assemblées en une pile à combustible à l’aide d’une machine qui les comprime avec une force de cinq tonnes. Le boîtier de la pile est produit par BMW dans sa fonderie de métaux légers à Landshut, en utilisant le moulage au sable.

Une puissance améliorée

Le démarrage prochain de la production de l’iX5, dont le système de pile à combustible à hydrogène est couplé à une batterie électrique pour délivrer une puissance constante de 374 ch, est certainement un pas dans la direction souhaitée par BMW, mais pas aussi important que son partenaire Toyota l’a fait avec le Mirai. BMW prévoit de produire moins de 100 exemplaires de l’iX5, dont aucun ne sera vendu ou loué, mais plutôt utilisé comme véhicule d’essai.

Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle :

Cela fait de l’iX5 principalement un exercice d’application de la technologie de l’hydrogène et des véhicules électriques de Toyota et BMW à un véhicule existant, mais il ne constitue pas un véritable lancement sur le marché, tout comme le constructeur automobile introduit plusieurs nouveaux véhicules électriques cette année.

Une véritable avancée

Les efforts de Munich en matière d’hydrogène pourraient être rapidement dépassés et dépassés en nombre par un tsunami de nouveaux véhicules électriques, tout en attendant que le nombre de stations d’hydrogène en Allemagne atteigne une masse critique. Si ce développement se produit, un véritable lancement sur le marché d’un modèle à hydrogène pourrait vraisemblablement avoir lieu.

Il convient de noter que les projections de stations d’hydrogène de BMW, faites au début des années 2000 alors qu’elle expérimentait des voitures de la série 7 (qui utilisaient l’hydrogène comme carburant dans leurs moteurs V12), ne se sont pas concrétisées au cours des deux décennies qui ont suivi. Il reste à voir quelle différence une troisième décennie d’attente pour le rattrapage de l’infrastructure fera, une qui voit une part de marché croissante des VE. Mais il est à noter que Toyota a effectivement jeté l’éponge en abandonnant la Mirai et lance maintenant ses propres véhicules électriques. Aucune des deux sociétés n’a officiellement renoncé à la technologie, mais à un moment donné de cette décennie, un examen approfondi des budgets de R&D devra être effectué.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.