Le programme d’assistance à la vitesse intelligente de l’Union européenne est entré en vigueur mercredi, marquant le début d’une nouvelle ère de réglementations de sécurité améliorées proposées par le groupe de nations européennes. 

Le programme est axé sur la limitation des excès de vitesse grâce à quatre systèmes d’avertissement différents installés dans tous les nouveaux châssis introduits dans l’UE. Les fabricants ne sont tenus de choisir qu’un seul système et pourront choisir lequel des quatre systèmes d’avertissement installer, bien que certains aient déjà choisi d’en installer plusieurs.

Un suivi accru

Chaque système d’alerte fonctionne différemment, certains étant progressivement plus invasifs que d’autres. À l’extrémité légère du spectre, certaines voitures noteront les limites de vitesse grâce à des caméras de reconnaissance des panneaux ou des données GPS et alerter le conducteur de manière audible s’il les dépasse. 

Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle :

En utilisant la même technologie, d’autres voitures produiront une vibration dans le cockpit du conducteur pour l’avertir de sa vitesse. Alternativement, les deux autres systèmes d’avertissement reposent sur la tension de la pédale d’accélérateur, connue sous le nom de retour haptique et fonction de contrôle de la vitesse.

Les conducteurs doivent surveiller ces panneaux

Retour haptique exige que la voiture reconnaisse les panneaux de vitesse et, si le conducteur accélère en fait, repousse automatiquement la pression de la pédale d’accélérateur du conducteur. La fonction de contrôle de la vitesse va encore plus loin en coupant l’alimentation de la pédale une fois la limite de vitesse atteinte. 

Il est important de noter que les conducteurs peuvent neutraliser ces quatre systèmes, soit en reconnaissant les avertissements sonores ou vibrants, soit en appuyant plus fort sur l’accélérateur dans le cas de la fonction de retour haptique ou de contrôle de la vitesse.

Un véritable cauchemar pour les automobilistes

Pour de nombreux passionnés qui lisent ceci, ces technologies sonnent comme un cauchemar pour les puristes analogiques en nous. L’UE ne veut cependant pas que ces technologies éliminent la prise de décision humaine sur la conduite ; ces systèmes ISA sont censés être des rappels et non des restrictions.

Comme pour toutes les nouvelles technologies, la probabilité d’erreurs réelles et de dépannage futur est élevée. Au-delà des défauts technologiques, la gêne du conducteur avec des avertissements sonores a également été prise en compte, car elle peut conduire les opérateurs à désactiver complètement le système. Au fur et à mesure que le programme sera testé, l’accent mis sur le maintien d’un certain degré d’autonomie du conducteur sera impératif pour son succès. La législation a été adoptée par la Commission européenne, bien qu’elle fasse actuellement l’objet d’un examen de deux mois par le Parlement européen et le Conseil.

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